Le Chœur d’hommes de Dombresson souhaitait marquer le 125e anniversaire de son existence d’une pierre blanche. Il organise pour la quatrième fois le Festival Bourdon samedi 6 juin, non plus sur trois mais quatre scènes, au cœur même de son village. La scène intimiste du Music Art Palace est venue s’ajouter aux trois sites habituels : le Temple, la scène Borel et la Grande scène. Cette extension permet encore d’élargir la programmation et aussi de la diversifier.
Les douze artistes ou groupes qui se produiront au Music Art Palace ont répondu à un appel à projet : ils proviennent majoritairement de la région et ils s’expriment tous dans des registres variés. Ils disposeront d’une demi-heure pour conquérir la cinquantaine de spectateurs qui peuvent occuper le MAP : « La voix doit rester au centre de leur production », précise Patrick Rickli, le programmateur du festival. Entre du jazz, de la pop anglaise, du folk, des chants polyphoniques du monde, ou même du hip-hop, l’éclectisme ne fera pas défaut.
En réalité, cette variété se retrouve dans le menu général du festival qui se veut vocal, et non pas seulement choral dans le sens très traditionnel où l’on pourrait l’entendre. Il y en a pour tous les goûts entre du chant japonais ou français, du yodle, la polyphonie, le groupe italo-neuchâtelois I Skarbonari : « Mon coup de cœur va à Jérémy Kissling », avoue Patrick Rickli, qui peine toutefois à faire son choix. Auteur-compositeur-interprète vaudois, Jérémy Kissling a déjà largement exporté la chanson francophone au-delà des frontières du pays, en France ou au Québec.
Au total, quelque 700 artistes en provenance de quarante groupes feront raisonner leur voix à Dombresson. Dans le canton, un événement de cette importance, rassembleur autour du chant, est devenu une exception. Et en plus, il est gratuit. /man





















