Intertitre: Le pedigree
Ancien directeur du jardin botanique de Neuchâtel puis de Lausanne, François Felber a consacré l’entier de sa vie professionnelle à étudier et à parler des plantes. Domicilié de longue date au Val-de-Ruz, dans une ferme de Dombresson qui date du 18e siècle, il a également enseigné la génétique et la conservation des populations végétales aux Universités de Neuchâtel et de Lausanne. L’essentiel de ses recherches a porté sur les relations entre les plantes cultivées et leurs voisines sauvages. Pour la petite histoire, ses premiers travaux étaient consacrés à l’aspect génétique de la flouve odorante, une espèce de graminée, cultivée parfois comme plante fourragère: une affaire de spécialistes peut-être. Mais François Felber a surtout fait de sa passion, une profession. A la retraite depuis quatre ans, il a rédigé un ouvrage de dix balades en Suisse romande: «Curieux de nature». Des rives du lac de Neuchâtel aux crêtes du Jura, des milieux humides de la Gruyère ou des pâturages alpins, il invite surtout le promeneur à ouvrir l’œil «à regarder le paysage d’une manière nouvelle». Ces balades sont accessibles à toutes personnes capables de marcher quelques heures, de musarder, d’observer.
A travers cet ouvrage, François Felber transmet une infime partie de son incommensurable savoir sur les plantes, la nature qui nous entoure. /man
Intertitre: François Felber en trois questions
Qu’est-ce qui vous a incité à rédiger cet ouvrage ? – Ce n’est pas du tout une idée personnelle. A la suite d’une présentation que j’avais donnée sur le jardin médicinal à Lausanne, deux directeurs d’édition s’étaient approchés de moi. Ils m’ont suggéré de rédiger un bouquin de balades botaniques. J’ai adhéré à leur proposition qui tombait bien, juste au moment de prendre ma retraite.
Selon quels critères avez-vous sélectionné ces randonnées ? – L’idée n’était pas de s’arrêter sur des endroits forcément connus. Je souhaitais surtout présenter les différents milieux naturels que l’on peut rencontrer, en ne décrivant pas seulement des fleurs, mais plutôt leur environnement.
Cet ouvrage n’est-il pas aussi le condensé d’un vécu professionnel ? – Ce projet m’a permis de me retrouver plus en contact avec les plantes. De retourner sur le terrain. Ma motivation première a toujours été de regarder et de comprendre les associations végétales qui peuvent exister.
Encadré
Sa balade coup de cœur? «C’est celle du col du Pillon. Lorsque je l’ai faite, en juillet dernier, il y avait une explosion naturelle dans les éboulis de plantes alpines en fleurs».
Sa fleur fétiche? La saussurée basse. Une fleur alpine, sauvage bien sûr, assez rare en Suisse. «Je ne la connaissais pas avant de l’apercevoir dernièrement dans un éboulis».
Une autre passion? La Vannerie. «C’est ressourçant en hiver». Le jardinage «pour garder le contact avec la terre».
Et à part ça? La Felbière. «Une bière artisanale que je fabrique avec mes fils pour notre propre consommation».
En italique
«Curieux de nature»: un ouvrage descriptif de dix balades botaniques. Aux éditions 41. Disponible en librairie.
Légendes des photos
- François Felber sous

























