Au moment d’amorcer le championnat 2026 – 2027, le Kin-Ball de Val-de-Ruz demeure l’équipe à battre. Celui-ci détient depuis deux ans le titre national élites et il a encore été sacré champion de Suisse en juniors M19 le printemps dernier alors que les filles se sont classées troisièmes.
C’est sous l’impulsion d’un enseignant de La Fontenelle, Kevin De Pinho, que ce sport jeune et méconnu s’est implanté au Val-de-Ruz. Le club a été officiellement fondé en 2021. Il compte à ce jour une quarantaine de membres actifs. En championnat, il est représenté dans toutes les catégories d’âge officielles (M13, M16, M19 ainsi qu’adultes hommes et femmes). Comme il ne faut que quatre joueurs pour former une équipe, il n’est pas nécessaire de disposer d’un effectif pléthorique pour disputer des compétitions.
L’attrait du Kin-Ball repose sur son accessibilité et son état d’esprit : « C’est un sport sans contact qui prône respect et fair-play. Tout le monde peut participer sans distinction », relève Yannick Blaser, l’un des coaches du club vaudruzien. Les meilleurs joueurs se distinguent par leur explosivité et leur réactivité, deux qualités essentielles.
Le Kin-Ball reste un sport mineur. Il est né en Amérique du Nord il y a un demi-siècle (voir encadré). Il est aussi pratiqué dans de nombreux pays asiatiques et européens. Il s’est développé en Suisse sous l’impulsion d’un Québécois de Neuchâtel, Martin Barrette. Il existe une fédération nationale qui compte neuf clubs. Le Kin-Ball de Val-de-Ruz donne trois entraînements par semaine à La Fontenelle. Il se caractérise par son dynamisme, un rôle d’ambassadeur même : « Nous avons beaucoup de joueurs qui alimentent les sélections nationales », conclut Yannick Blaser. /man
Encadré
Kin-Ball, c’est quoi ça ?
Le Kin-Ball est né en 1987 au Québec. Ce sport collectif se caractérise par la taille imposante de son ballon, soit 1,22 mètres de diamètre. La surface de jeu réglementaire forme un carré de 21 mètres sur 21. Le Kin-Ball est aisément praticable dans une salle de gym simple. Ses règles sont faciles à comprendre et à mettre en œuvre.
Un match se déroule avec deux ou trois équipes de quatre. L’une attaque et les autres défendent. Au moment d’attaquer, trois joueurs tiennent le ballon au-dessus de leur tête alors que le quatrième le frappe le plus violemment possible, pour faire en sorte que l’adversaire ne parvienne pas à l’attraper avant qu’il ne tombe au sol. C’est le but du jeu!
Un détail encore : avant de taper dans le ballon, le frappeur crie Omnikin, du nom de la compagnie québécoise, générée par des professeurs d’éducation physique. Leur objectif : imaginer des engins innovants à portée de tous, peu importe ses capacités physiques, pour favoriser le mouvement.
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