C’est un gymkhana canin. Mais encore faut-il que l’animal obéisse aux gestes et aux ordres donnés: l’Agility permet de mettre en évidence la relation maître-chien. Cette discipline est même reconnue depuis cette année par Swiss Olympic. Elle fait l’objet de concours réguliers sur l’ensemble du pays. Des conducteurs venus de toute la Suisse se sont déplacés le 19 septembre dans le cadre idyllique des Gollières, aux Hauts-Geneveys, pour prendre part à la compétition organisée par le club Click’Agil, l’une des deux sociétés cynologiques du Val-de-Ruz.
Samuel Schmied assure la présidence de Click’Agil depuis deux ans. Cet ancien vice-champion d’Europe de la discipline insiste sur l’importance de ce concours annuel qui permet «de faire rayonner les activités du club». Click’Agil dispose d’un terrain d’entraînement sur le site d’Evologia à Cernier; le club distille des cours d’Agility tout au long de l’année et s’occupe aussi, au-delà du sport, de coaching comportemental.
Fraîchement diplômé comme Educateur certifié en cynologie, Samuel Schmied réfléchit à développer les activités de la société et il ne manque pas d’idées. L’une d’entre elles consisterait à accompagner les futurs propriétaires dans la sélection et le choix de la race du chiot en fonction de la situation familiale et des prédispositions génétiques de l’animal. En attendant, il se réjouit du développement de son club: «En l’espace de deux ans, nous avons enregistré 25% de membres supplémentaires». /man
Encadré
L’éducation canine est un domaine qui intéresse aussi les jeunes. Alicia Turrian était du rendez-vous des Hauts-Geneveys, de retour des Championnats du monde juniors d’Agility où elle a manqué la médaille de peu. Membre du cadre national de la fédération, cette Imérienne de 18 ans s’entraîne à Boudevilliers sur le terrain des Amis du chien, l’autre club cynologique du Val-de-Ruz dont elle est membre. Elle conduit les deux Border collies de sa tante qui la conseille et la suit sur la majorité de ses concours: «J’ai toujours adoré les chiens», relate simplement Alicia. L’exemple et le soutien de sa tante ont fait le reste.
Alicia se réjouit de pouvoir bientôt conduire son propre animal, un chiot, encore trop jeune pour pouvoir prendre part à des concours.
Quant à savoir ce qui fait la force d’un couple conducteur-chien, Alicia ne détient pas vraiment la réponse. «C’est un feeling qui doit se monter ensemble», enchaîne sa tante. «Il faut une main de fer dans un gant de velours, ce qui correspond pas mal à l’éducation des enfants». /man


























