C’est un événement incontournable au Val-de-Ruz. La 44e édition des 12 heures du fromage s’est tenue le 7 février à La Rebatte à Chézard-Saint-Martin. Plein feu sur les travailleurs de l’ombre, en cuisine, ceux qui «touillent» la fondue. Mais quelle en est la recette? Secrète?
Les dames préparent les caquelons pour ces messieurs qui «touillent» (photo pif).
Ils se prénomment Henri, Alain, Chantal ou encore Robert: la liste n’est pas exhaustive, elle comprend une bonne douzaine de personnes qui s’activent autour des caquelons, dans la cuisine de La Rebatte, à Chézard-Saint-Martin. Des bénévoles parfois très fidèles: «Je suis là au moins depuis 35 ans», s’enflamme le préposé à la plonge.
Médecin, secrétaire ou policier, ils peuvent provenir de milieux sociaux très différents. Mais ils sont tous réunis pour la même cause, régaler les convives, avec la fameuse fondue des 12 heures du fromage: «En l’espace d’une journée, nous en préparons généralement un millier», calcule Sébastien Barfuss, président d’un événement qui n’a pas pris l’ombre d’une ride et organisé pour la 44e fois par les deux clubs services du Val-de-Ruz, le Lions club et le Kiwanis club. «Et nous n’en ratons jamais une», ajoute un préposé au «touillage».
Dès notre entrée dans la cuisine, on remarquera immédiatement que de tourner la spatule en huit dans les caquelons est une affaire d’hommes alors que les dames sont confinées aux menues besognes. Ouais, il ne faudrait pas bousculer une tradition séculaire…
Mais au fait, quelle est la recette de cette fondue qui fait le bonheur, non seulement des Vaudruziens, mais aussi de convives qui viennent parfois de plus loin (il y a même des Fribourgeois, peut-être lassés par la fondue moitié – moitié)? Motus et bouche cousue! Les cuisiniers du jour rechignent à dévoiler la composition exacte du contenu de leur caquelon. Bon, un verre de blanc plus tard, les langues commencent néanmoins à se délier. Ces fondues ne comprennent pas de vacherin. Les Neuchâtelois sont rassurés. Elles sont élaborées par une fromagerie de la région à base de tête de moine. C’est ce qui en fait leur particularité. Pour le reste, on n’en dira pas plus. Bon appétit!
Les 12 heures du fromage génèrent un bénéfice de quelque 40’000 francs. L’intégralité de cet argent est reversée à des clubs ou institutions du canton. Cette année, le Tri4Fun Val-de-Ruz, Jobtrotter à Neuchâtel et «Du Guidon à l’autonomie» à Dombresson en profiteront.
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