Célie Benoit participait pour la deuxième fois de sa jeune carrière aux Global Dance Open – finales, qui rassemblent des professionnels en devenir ou des représentants d’écoles, venus des quatre coins de l’Europe et d’outre-Atlantique. Elle était déjà d’un voyage en Slovénie en 2022. C’est l’adrénaline de la scène qui l’a conduite à vouloir renouveler l’expérience dans un concours de cette importance. N’y participe pas qui veut. Agée de 19 ans, la ballerine de Fontaines a déjà dû passer par des qualifications nationales avant d’être du voyage en Espagne. Elle n’était toutefois pas toute seule, puisqu’elle a concouru en duo, avec son binôme habituel, Nina Muster (Cormondrèche).
En réalité, le terme de ballerine ne correspond pas réellement à son profil. Célie Benoit apprécie en priorité la danse contemporaine qui laisse la liberté complète à toutes les formes d’expression. Celle-ci se détache des règles parfois rigides de la danse classique, sans vouloir la dénigrer. Mais il faut bien faire ses gammes. Apprendre à maîtriser la bonne gestuelle. Célie Benoit a commencé la danse alors qu’elle n’avait que quatre ans au Melinda Dance Center, à Neuchâtel. Sa passion était née. Elle a grandi au sein de cette académie reconnue, appris toutes les bases, avant de s’émanciper quelque peu. A San Sébastian, elle s’est produite dans une exhibition de quelque trois minutes, imaginée avec sa partenaire: «Il y a toujours la volonté de faire passer un message. C’était un tableau du monde actuel. J’ai peut-être une vision moins anxiogène que Nina», détaille Célie. «La complicité entre les deux filles est criarde», enchaîne, enthousiaste, sa maman Chantal Benoit.
Gênée par une blessure récurrente, Célie n’envisage pas de devenir professionnelle. Elle va entamer une formation de physiothérapeute à Loèche-les-Bains, tout en continuant à danser: «Je m’étais dit que San Sebastian constituerait mon dernier concours. J’ai changé d’avis. Je ne cherche pas forcément à être la première (ndlr: A San Sebastian, Célie et Nina se sont classées douzièmes). J’aime la scène. Son adrénaline. Je souhaiterais si possible renouveler cette expérience l’année prochaine déjà».
Célie Benoit ne sait pas encore si cela sera possible. Sa vie va changer: elle quittera le cocon familial pour entamer ses études en Valais, où elle cherche une école de danse: «Je n’ai pas encore la certitude de pouvoir m’entraîner convenablement». Mais la passion demeure! /man
Légendes des photos
- Sur scène, Célie Benoit (à gauche) forme un binôme complice avec Nina Muster (photo privée).
- La vision par moment tourmentée du monde actuel de Célie (au premier plan) et Nina (photo privée).

























