Les clichés ont la vie dure. Mais ce sont bien deux mondes qui s’opposent entre l’employé de commerce posément assis devant son ordinateur et l’agriculteur secoué sur le siège de son tracteur. Deux mondes aux réalités très différentes: les premiers doivent rendre des comptes dans tous les sens du terme; les seconds sont toujours tributaires des aléas météorologiques. Ils se soucient de nourrir la planète.
Fête la Terre n’est-il précisément pas fait pour rapprocher les contraires dans une région, en l’occurrence le Val-de-Ruz, traitée autant de cité dortoir que de grenier du canton? A chacun son analyse et sa réponse.
Cette année, la 30e édition de cette manifestation faisait la part belle aux formations et aux savoir-faire liés à la terre et à la nature: une édition anniversaire marquée pour la première fois par les portes ouvertes du Centre de formation professionnelle neuchâtelois et plus particulièrement de son pôle Terre et Nature (CPNE – TN), qui forment agriculteurs, fleuristes, horticulteurs ainsi que forestiers-bûcherons. Et ce n’est pas par hasard non plus si la forêt était l’invitée d’honneur du week-end: le public a eu l’occasion de découvrir un village forestier, d'assister à des démonstrations d’abattage, de sculptures, de sciage mobile, de fendage et de déchiquetage. Avant de déambuler parmi les nombreux stands de produits du terroir et autres objets artisanaux, les visiteurs et visiteuses étaient aussi invités à découvrir la nouvelle centrale de chauffage à distance alimentée par les déchets de bois ainsi que la xylothèque de bois de résonance. Ils avaient aussi la possibilité de faire un détour sur le stand didactique tenu par la Fédération des chasseurs neuchâtelois ou de prolonger la balade jusqu’à Espace abeilles. /man

























