A Malvilliers, le nouveau centre d’exploitation du Groupe E a été conçu pour accueillir et former dans des conditions très confortables et adéquates les apprentis électriciens de réseau. La halle principale de l’entreprise comprend une partie atelier, équipé d'établis ad hoc. Elle a spécialement été conçue pour les apprenants, même si elle est fréquemment utilisée pour des cours de formation continue. A l’extérieur, au sud du bâtiment, une zone est réservée pour l’apprentissage du montage des pylônes électriques et pour tirer des lignes. Le b.a.-ba du métier!
Le Groupe E se soucie de former ses apprentis dans une profession qui n’attirerait pas suffisamment les jeunes: «Il n’est pas aisé de dénicher des apprentis», avoue Jean-Paul Oberson, le responsable de la formation. «Le métier est attractif. Mais à mes yeux, par rapport à d’autres professions, il n’est pas assez valorisé au moment du recrutement».
La nouvelle volée du Groupe E comprend six adolescents et une adolescente de 15 ans. Pour la deuxième année consécutive, ces apprentis électriciens de réseau ont débuté leur instruction par un mois d’immersion à Malvilliers. L’introduction de ce tronc commun constitue une nouveauté: il pose les bases de sécurité et les compétences techniques essentielles avant que les jeunes ne rejoignent les centres d’exploitation régionaux et affrontent les réalités du terrain.
La formation d’électricien de réseau porte sur trois ans et elle donne lieu à l’octroi d’un CFC. /man
Encadré
Trois questions à Malo, 15 ans, l’un des apprentis
Qu’est-ce qui t’a incité à vouloir apprendre ce métier ?
Ma maman travaille à Viteos comme géomaticienne. Elle m’avait présenté ce qu’on faisait dans son entreprise, à La Chaux-de-Fonds. Ce n’est pas son métier qui m’a intéressé, mais là j’ai découvert ce que faisait un monteur. Cela m’a plu. J’ai déjà le fait de travailler dehors, de monter aux poteaux. C’est assez physique. Au début, tu as un peu peur. Mais je commence à m’habituer.
Travailler comme électricien n’est pas sans danger, cela ne t’inquiète-t-il pas ?
Non, je ne suis pas inquiet. Avant d’accompagner les professionnels sur le terrain, nous avons déjà quatre semaines de formation ici (ndlr: Malvilliers). La notion de sécurité est systématiquement abordée. Il y a un savoir-faire à apprendre.
Cela fait trois semaines que tu as commencé, qu’est-ce que tu ressens ?
J’ai toujours du plaisir. Lorsque je rentre à la maison, je suis content de moi. Il y a une certaine fierté d’avoir pu monter aux poteaux, poser des isolateurs et percer dans le bois, même si tout n’était pas droit.
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