Le Chœur d’hommes de Dombresson a enthousiasmé son public (photo pif).
Associé avec celui de Saint-Blaise, le Jodler club Echo du Val-de-Ruz est également monté sur scène (photo pif).
Dans le Temple de Dombresson, le Chœur de La Villette a conquis le public par ses chants sacrés, issus de plusieurs religions. Mais il s’est aussi complètement détaché de l’archétype habituel, soit un groupe qui se produit sur scène face au public. Ses chanteurs se sont soudain répartis tout autour de l’assemblée offrant, a capella, une sonorité d’une profondeur inouïe. Les choristes se sont emparés de l’espace intérieur du Temple. Est-ce si surprenant que cela si l’on sait que ce chœur a été fondé en 2014 à l’Ecole supérieure d’architecture de Paris et qu’il est en premier lieu formé de professionnels de la branche ? Maîtriser la troisième dimension, c’est leur truc.
Les architectes de la Villette ne sont toutefois pas les seuls à avoir fourni un sacré moment d’émotion lors de cette 4e édition du Festival Bourdon.
Le Chœur d’hommes de Dombresson assure non seulement l’organisation de cet événement, mais sa trentaine de chanteurs est également montée sur scène. Leur prestation a aussi constitué un temps fort de la journée avec par exemple un chant bulgare, du Jacques Brel et pour conclure « Avsenik Medley », un clin d’œil rythmé au goût tyrolien, qui amuse.
Le Chœur d’hommes de Dombresson n’a pas terminé sa tournée annuelle. Pour marquer son 125e anniversaire, il jouera en novembre une comédie musicale au Temple du village. /man
Encadré
Le Chœur d’hommes de Dombresson est dirigé par une femme, Corinne Fischer, depuis 2010 : « Le côté corporatif est extrêmement fort dans le groupe. Pour être suivie, il faut vraiment être convaincante », affirme-t-elle.
Et quelle est la raison qui incite ces messieurs à venir pousser la chansonnette ? « Ben justement le plaisir de chanter, être avec les copains et boire des verres après les répèt` », rigole Willy qui fait partie du groupe depuis…36 ans. Nago avance les mêmes arguments, tout en ajoutant que « toutes les générations sont représentées ». « C’est très convivial », rajoute Loris. « On chante tout le temps ensemble ».




























