Valangin est sous la tutelle administrative de la Ville de Neuchâtel, mais géographiquement, cette ancienne commune est localisée à l’entrée du Val-de-Ruz. Ses habitants se sentent-ils plutôt citadins neuchâtelois ou villageois vaudruziens ? La question n’était pas là le
6 juin au cœur du vieux bourg à l’occasion du 41e marché aux puces dont l’organisation est assurée par la Société sports loisirs Valangin. Cet événement s’inscrit dans la tradition : « La première édition s’était tenue le 4 juin 1966 », précise François Fontana à la tête d’un rendez-vous incontournable pour les « vrais » Valanginois. « La manifestation s’était bouclée par un bénéfice de 15’000 francs. Ce montant était considérable pour l’époque ; il avait été reversé en faveur de l’hôpital de Landeyeux ».
Ce marché aux puces a réuni 68 exposants cette année, soit quatre de moins que lors du record de l’an dernier. Il s’apparente en priorité à un vide-grenier et non à une brocante. Pour s’en rendre compte, il suffisait d’inventorier les bricoles et autres objets qui étaient à vendre : « Tous les propriétaires ou locataires du vieux bourg sont invités à placer un stand devant chez eux », souligne encore François Fontana. Une bonne occasion donc pour essayer de vider ses armoires d’objets indésirables et de les rendre utiles à d’autres.
Mais cet événement a surtout pris une dimension sociale : « Nous y sommes très attachés », insiste Tina qui, tout comme ses deux frères, tient un stand en compagnie d’une amie : « J’habite à Cernier depuis longtemps, mais j’ai grandi à Valangin. Le marché aux puces représente une très bonne occasion de rencontrer d’anciens copains et copines d’école », se réjouit-elle. A la fin de la journée, « on bouffe et on boit tout le bénéfice entre amis », raconte-t-elle encore hilare. Avant de conclure : « Valangin, c’est le plus beau village du monde ». Un village qui du moins ne manque pas d’âme à l’occasion de son marché aux puces. /man


























