La grande échelle était aussi de sortie. Elle a permis de réaliser le sauvetage fictif d’une personne encerclée par la fumée, au 2e étage du collège de Coffrane. Un hélicoptère était même de passage, rendant l’exercice encore plus crédible pour le plus grand plaisir du public qui s’était déplacé. Le Service de défense incendie Val-de-Ruz avait mis les petits plats dans les grands, à l’occasion d’une journée de démonstration au cours de laquelle il a sorti l’ensemble de son matériel et de ses véhicules toujours mieux équipés. Sirènes hurlantes ! Impressionnant pour les petits comme pour les grands.
Le SDI Val-de-Ruz est commandé par un professionnel, le major David Balmer. Pour le reste, il fonctionne sur le volontariat et il comprend une centaine de bénévoles. Pour s’être entretenu avec plusieurs d’entre eux, l’aide à la communauté et la passion constituent les deux principaux moteurs qui les attirent au sein du SDI Val-de-Ruz.
Leur engagement est conséquent : sans même parler des interventions, celui-ci comprend une bonne vingtaine de soirées d’instruction et bien plus pour des pompiers astreints : « Je dois toujours disposer d’au moins six sapeurs à même d’intervenir 24h sur 24 », explique David Balmer.
Cet engagement conséquent peut freiner des vocations. Et pour enrichir à terme l’effectif des volontaires, le commandant a réactivé une section qui avait disparu depuis longtemps, celle des jeunes sapeurs-pompiers. Le JSP Val-de-Ruz est opérationnel depuis le 1er février dernier : « Il réunit aujourd’hui sept jeunes et l’objectif est de passer à une quinzaine d’ici la fin de l’année », détaille David Balmer.
Pour rejoindre cette section, il faut être âgé de 12 à 18 ans : « Le 30% de cet effectif reste ensuite incorporé dans notre service de volontaires. C’est aussi ce qui fait l’intérêt de notre démarche ». Le commandant vaudruzien s’appuie sur des expériences vécues dans d’autres communes du Canton, comme au Val-de-Travers ou à Neuchâtel.
Il ne faut pas s’y méprendre : ces jeunes n’interviennent pas sur le terrain. Mais ils sont sensibilisés au danger du feu et progressivement instruits à la défense incendie et aux secours en général, encadrés par des moniteurs formés à cet effet. « Il n’y a pas que le feu. On peut penser à l’électricité dans l’eau, aux risques d’inondation ou aux fumées toxiques. » L’enseignement du JSP comprend plusieurs volets : premiers secours et aide aux camarades, connaissances de base du feu, intervention en cas d’incendie, connaissance du matériel. Ce matériel est toujours plus pointu ; il nécessite un apprentissage d’autant plus long et complexe. D’où l’intérêt de s’y mettre le plus tôt possible.
Les sapeurs-pompiers en herbe sont ainsi invités à prendre part à dix séances d’instruction, dix samedis par année : « On leur apprend aussi qu’il existe des règles de vie, des règles communautaires nécessaires à respecter », conclut David Balmer. /man


























